Éléments n°144 : La diabolisation continue !

Éléments n°144 : La diabolisation continue !

Face aux adeptes de la table rase, le passé est la grande affaire du réactionnaire, qui s’arc-boute sur une mémoire souvent fictive. Les réactionnaires sont des nostalgiques d’un passé réel ou fantasmé. Ils s’y rattachent d’une façon souvent pathétique, ou simplement puérile. Puisque « c’était mieux avant », ils proposent toujours d’en revenir à quelque chose, sans comprendre que l’histoire ne repasse pas les plats. Comme le disait Marx, ils cherchent à « faire tourner à l’envers la roue de l’histoire ». C’est ce qui explique leur inintelligence politique. Un brave réactionnaire, interviewé récemment dans le journal de l’Action française, à la question « Pourquoi selon vous faut-il un roi à la France ? », répondait tout simplement : « Parce que c’est joli ! », et aussi parce que la France « a été vouée à la Sainte Vierge, nous reliant ainsi au Golgotha ». On voit le niveau. Mais de ce point de vue, ceux qui critiquent les « nouveaux réacs » pourraient tout aussi bien être considérés comme des réactionnaires, puisque ils se refusent à voir le monde comme il est et cherchent par tous les moyens à escamoter ce qui crève les yeux.

Au sommaire :
« Néo-réacs : combien de divisions ? », par Pascal Eysseric
« La doxa libérale du parti socialiste passée au crible », par Pierre Le Vigan
« Le combat pour la littérature française », par Michel Marmin et Rémi Soulié
« Contre, tout contre Muray », par François Bousquet
« Comment résister à l’idéologie du progrès », par Luc-olivier d’Algange
« Renaud Camus, un “néo-réac” ? », entretien avec Renaud Camus

Et aussi…
« Le concept de “culture nationale” », entretien avec Maurice Cury
« “Mémoire vive”, un demi-siècle d’engagement », par Jean-Marcel Zagamé, François d’Orcival, Alain Lefebvre, Olivier François, Ludovic Maubreuil
« Corée du nord », par David L’Épée
« La main invisible contre le peuple », par Olivier François
« L’écologisme de marché », par Jean de Lavaur
« Pacifisme intégral ? Plus que jamais ! », par Robin Turgis et Flora Montcorbier
« Georges Mathieu et moi », par Michel Marmin