Nouvelle École n°61 : Les Romains

Nouvelle École n°61 : Les Romains

Rome a trop longtemps été emprisonnée dans des stéréotypes : d’un côté les mœurs austères de la République, l’idéal pragmatique du paysan-soldat, Cincinnatus et le serment de Regulus, de l’autre le Satyricon et le carpe diem, les jeux du cirque et les orgies. S’il y a un « miracle » grec, il y a un mythe romain. Carl Schmitt soutenait, non sans audace, qu’il existait une parenté phonétique entre « Rome » et Raum, « espace ». Rome est un espace, et d’abord un espace de temps. De la fondation de Rome, selon la chronologie traditionnelle, jusqu’au dernier empereur, il s’écoule quelque chose comme douze siècles au moins – autant que d’avant Hugues Capet à nos jours ! L’empire lui-même n’a pas duré moins de quatre ou cinq siècles : un record. L’empire d’Alexandre le Grand, par comparaison, ne dura que dix ans.

Au sommaire :
« La tradition indo-européenne à Rome », par Jean Haudry
« La question des biens des Tarquins. Blé du Tibre et or du Rhin », par Dominique Briquel
« Le sentiment identitaire chez les Romains », par GuyAchard
« Quelques aspects du «Mos maiorum» à Rome », par Jean-Louis Voisin
« Rome-Edom : l’image de Rome dans le judaïsme ancien », par Alain de Benoist
« Le droit romain dans la mondialisation », par Éric Maulin

Et aussi…
« Bibliographie »
« Le Risorgimento au cœur de l’Europe », par Yves Branca
« Nécrologie », C. Scott Littleton, Piet Tommissen, Fritz Schachermeyr, Steven G. Vandenberg, Stefan Thomas Possony, Giuseppe Tricoli, John Desmond Clark, Giovanni Godoli, Rodney Needham, Sigfrido Bartolini