Nouvelle École n°18 : L’évolution

Nouvelle École n°18 : L’évolution
Héraclite d’Ephèse disait : « On ne peut connaître la nature des choses que lorsqu’on connaît leur origine et leur évolution ». L’anthropogenèse date du siècle dernier, la biogenèse de la période contemporaine : nous commençons à connaître la nature des systèmes vivants. La science de l’évolution, comme la linguistique, est une science généalogique : nous avons pressenti la parenté d’origine en examinant les morphologies actuelles. Le présent, une fois de plus, a éclairé le passé.
Problème essentiel, dont Darwin, le premier, mesurait l’importance. « J’ai le regret de penser, écrivait-il en 1871, que la conclusion de ce travail, à savoir que l’homme tire ses origines de quelque organisme inférieur, sera très désagréable à beaucoup ». Prévision vérifiée. Il a fallu attendre le 12 novembre 1968 pour que la Cour suprême des États-Unis déclare anticonstitutionnelle les lois allant contre l’enseignement des théories scientifiques de l’évolution. Ainsi prenait fin la « guerre du singe », déclenchée cent ans plus tôt, qui opposait les professeurs de biologie à certaines sectes « fondamentalistes ». La discussion n’est pas close pour autant. Depuis un siècle, créationnistes, matérialistes, vitalistes, réductionnistes, déistes, spiritualistes, positivistes, monistes, mécanicistes, expérimentalistes, dualistes, organicistes, rationalistes, etc. n’ont cessé de s’affronter. Philosophes et théoriciens se sont mêlés du débat.
Au sommaire :
« Introduction au transformisme », par Claude Rousseau
« Théorie synthétique et simulation de l’évolution », par Yves Christen
« Biologie moléculaire et théorie de l’évolution », par Yves Christen
Et aussi…
« Bibliographie »
« “Geographische Anthropologie” de Bertil Lundman », par Donald A. Swan
« Entretien avec Arthur R. Jensen »
« Nietzsche et ses “récupérateurs” », par Giorgio Locchi
« Signes des temps »