Nouvelle École n°21-22 : Georges Dumézil et les études indo-européennes

Nouvelle École n°21-22 : Georges Dumézil et les études indo-européennes
À la limite, le terme « indo-européen » s’applique même à tout ce que nous aimons dans le spectacle exaltant d’une aventure déjà vécue par d’autres générations, par opposition à tout ce que nous n’aimons pas et à tout ce qui nous laisse indifférents. Mais l’étude et le « culte » de ce passé que nous avons choisi et qui nous a choisis ne constituent qu’un aspect, l’aspect théorique, d’une manifestation de volonté. L’autre aspect, l’aspect pratique, consiste à refuser le repli, le renoncement, la réduction (l’arrêt de l’histoire), et à accepter (et même à vouloir) tout « ce qu’il y a de grand et de terrible dans l’homme », c’est-à-dire, à l’heure actuelle, l’amorce d’un nouveau monde, d’une nouvelle destinée historique et tragique.
Ainsi, lorsque nous parlons de tradition indo-européenne, ou lorsque nous ramenons à la lumière du jour les traces oubliées du mythe, de la religion, de l’idéologie et de l’histoire des peuples dans lesquels nous voulons reconnaître nos ancêtres, nous ne regardons pas seulement en arrière. Au contraire, comme Janus, nous envisageons aussi l’avenir. Nous posons des jalons sur la route, et esquissons les modèles des hommes et des choses que nous nous employons à créer en nous et au-delà de nous.

Au sommaire :
« Itinéraire »
« Pour une lecture de Dumézil. Introduction à son œuvre », par Jean-Claude Rivière
« Trois perspectives médiévales », par J. H. Grisward
« Georges Dumézil et la religion romaine », par Robert Schilling
« Rome : mythe, histoire et héritage », par Jean-Claude Richard
« Témoignages sur Dumézil », par Robert Schilling, Mircea Eliade, C. Scott Littleton, André Magdelain et Georges Charachidzé

Et aussi…
« Bibliographie »
« Analyses »
« La communication rationnelle entre les sciences », par François Perroux
« Courrier »