Éléments n°141 : L’agonie de l’Euro(pe) !

Éléments n°141 : L’agonie de l’Euro(pe) !

Le crédit permet de consommer l’avenir dès le moment présent. Il repose sur l’utilisation d’une somme virtuelle que l’on actualise en lui attribuant un prix, l’intérêt. Sa généralisation fait perdre de vue le principe élémentaire selon lequel on doit limiter ses dépenses au niveau de ses ressources, car on ne peut perpétuellement vivre au-dessus de ses moyens. L’essor du capitalisme financier a favorisé cette pratique : certains jours, les marchés échangent l’équivalent de dix fois le PIB mondial, ce qui montre l’ampleur de la déconnection avec l’économie réelle. Lorsque le système de crédit devient une pièce centrale du dispositif du Capital, on rentre dans un cercle vicieux, l’arrêt du crédit risquant de se traduire par un effondrement généralisé du système bancaire. C’est en brandissant la menace d’un tel chaos que les banques ont réussi à se faire constamment aider des États (…).
Il en est de l’endettement comme de la croissance matérielle : ni l’un ni l’autre ne peuvent se prolonger à l’infini. Le système de l’argent périra par l’argent.

Au sommaire :
« L’année 2012 sera terrible », par Alain de Benoist
« Les Européens doivent se considérer comme une puissance réémergeante », entretien avec Jean-Claude Empereur
« L’euro ? Il faut en faire une monnaie commune ! », par Alain de Benoist

Et aussi…
« Richard Millet, l’imprécateur », entretien avec Richard Millet
« Tintin à Hollywood : un mariage contre-nature ? », par Francis Bergeron et Michel Marmin
« “Nicolas Sarkozy trahit la France” », entretien avec Jacques Vergès
« In memoriam : Vladimir Dimitrijevic », par François Bousquet
« L’addictature ou l’impossible révolte », par J. H. d’Avirac
« Amour : Éros ou Agapè ? », par Pierre Le Vigan
« Pour l’Europe, c’est le tigre ou la mort », entretien avec Alain Sennepin
« Gilbert Keith Chesterton, les paradoxes d’un catholique qui voulait réenchanter le monde », par Philippe Maxence
« Animaux de cirque, de l’inutile et de l’odieux », par Jacques Sommer