Nouvelle École n°58 : Les Grecs

Nouvelle École n°58 : Les Grecs

La pensée grecque a été une pensée aurorale, matinale, initiale, et par là destinale. Elle a été un commencement de la pensée, elle nourrit une pensée du commencement. Ce commencement est en réserve. Il se tient dans le retrait de l’Être. « La tâche qui revient à notre pensée aujourd’hui, écrit Heidegger, c’est de penser ce qui a été pensé de manière grecque de façon encore plus grecque ». Cette tâche consiste à s’engager de façon plus originaire encore dans ce qui a été pensé par les Grecs pour prendre la pleine mesure de l’essentielle provenance. Telle est l’affaire de la pensée : l’égard aux Grecs est à-venir de la pensée. Non pas retour par conséquent, mais recours aux Grecs. « Il faut, dit Heidegger, que le commencement soit recommencé plus originairement ». Le commencement, ajoute-t-il, « ne gît pas derrière nous comme quelque chose de passé depuis longtemps, mais il demeure devant nous ».
Être Grec, aujourd’hui, cela veut dire : se tenir dis-posé à un nouveau commencement.

Au sommaire :
« “Devenir Grec signifie s’éduquer dans Homère” », entretien avec Marcel Conche
« L’arrivée des Indo-Européens en Grèce et en Asie antérieure », par Guy Rachet
« Vues nouvelles sur la tradition indo-européenne dans la Grèce ancienne », par Jean Haudry
« Dionysos : de la fête au mythe », par Friedrich Georg Jünger
« “La sagesse des Grecs”. Pour une interprétation radicale de l’actualité de la pensée grecque », par Costanzo Preve
« La conscience nationale grecque et Byzance », par Kostas Mavrakis

Et aussi…
« Bibliographie »
« La réception allemande de Georges Sorel (1945-2006). Une documentation », par Piet Tommissen
« La sexologie. Domaine, difficultés, nécessité (I) », par Gérard Zwang
« Ernst Nolte et ses adversaires », par Alain de Benoist
« Le national-socialisme, une polycratie “néoféodale” », entretien avec Werner Bräuninger
« Nécrologie », Giano Accame