Nouvelle École n°57 : Georges Sorel

Nouvelle École n°57 : Georges Sorel

Sorel n’a jamais travaillé à une théorie pratique de la révolution, mais à une réflexion en profondeur sur les présupposés de l’action, c’est-à-dire sur les conditions morales et sociales d’une régénération. Il fut l’homme de l’intransigeance, et cette intransigeance explique sa solitude. Sorel ne fut d’ailleurs vraiment considéré comme un maître à penser qu’en Italie, où il exerça une influence considérable grâce des hommes comme Arturo Labriola ou Enrico Leone. Il fut un incontestable conservateur révolutionnaire, mais ce n’est pas au travers de ses disciples de droite ou de gauche, réels ou supposés, qu’il faut appréhender la pensée, mais en se référant à son œuvre elle-même, qui reste peu connue et surtout mal comprise.
Georges Sorel avait dénommé son courant de pensée la « Nouvelle École ». Une revue qui porte le même nom ne pouvait que lui rendre hommage.

Au sommaire :
« Georges Sorel, un itinéraire intellectuel », par Yves Guchet
« Georges Sorel, un révolutionnaire conservateur ? », par Philippe Duval
« Sorel et la morale révolutionnaire. Une lecture des “Réflexions sur la violence” (1908) », par Paul Masquelier
« Sorel et l’Italie », par Gian Biagio Furiozzi
« La réception allemande de Georges Sorel (1897-1945). Une documentation », par Piet Tommissen
« Le syndicalisme révolutionnaire », par Georges Sorel
« Le Tertullien du socialisme », par Édouard Berth

Et aussi…
« Bibliographie »
« Jean Baudrillard, sociologue de la séduction », par Alain de Benoist
« Gaston Bouthoul et la polémologie », par Jerónimo Molina
« Musique et mathématique : pour une orientation de recherche », par Aurore Castelvetro
« À l’ombre séduisante de l’aristotélisme. Quelques parallèles médiévaux autour du problème de l’analogie », par Arkadi Nedel
« Nécrologie », Peter Cadogan, Paul Gallez