Éléments n°123 : Terrorisme, pourquoi ça ne fait que commencer ?

Éléments n°123 : Terrorisme, pourquoi ça ne fait que commencer ?

Pour l’heure, la plus grande victoire des terroristes a sans doute été d’amener les sociétés libérales à se démasquer comme des sociétés capables de recourir, pour lutter contre eux, à toutes les mesures d’exception – sur­veillance généralisée de la population, recours à la torture, aux internements arbitraires et aux prisons secrètes – que leur discours officiel dément. Leur plus grande victoire est d’avoir été érigés en ennemis absolus par ceux qu’ils considèrent eux-mêmes comme tels, les contraignant ainsi à se situer sur le même terrain qu’eux. L’idée dominante est en effet que, puisque les ter­roristes sont capables de tout, tout est également permis contre eux. Hannah Arendt distinguait entre l’« ennemi objectif » et le « suspect ». La lutte antiterroriste a pour effet d’abolir de plus en plus cette distinction. Les li­bertés publiques font d’ores et déjà partie de ses victimes collatérales. « En frapper un pour en éduquer cent », disait Staline, bon connaisseur de la ques­tion.

Au sommaire :
« 1792-2001 : de la terreur légale au terrorisme global », par Alain de Benoist
« Pourquoi le terrorisme a encore de beaux jours devant lui… », par Alain de Benoist

Et aussi…
« François Augiéras, prophète de la religion éternelle », par Fabrice Valclérieux
« Melchor Rodriguez, l’Ange Rouge de la guerre d’Espagne », par Arnaud Imatz
« Quel avenir pour l’Afrique du Sud ? », entretien avec Danie Goosen
« Lire Günther Anders pour résister au totalitarisme des machines », par François Bousquet
« Le latin ou la mort », par Christopher Gérard
« Félix Schivo ou la sculpture du vivant », par Michel Marmin