Éléments n°118 : Nous sommes tous en liberté surveillée

Éléments n°118 : Nous sommes tous en liberté surveillée

Alors même qu’il se désengage de plus en plus du domaine économique et social, l’État légifère et contrôle de plus en plus ses citoyens. L’avantage pour lui est qu’en matière de sécurité, il n’est pas tenu à une obligation de résultats. Mieux encore : son intérêt est de ne pas trop en obtenir, car c’est ainsi qu’il peut justi­fier la pérennisation de ses politiques de contrôle et de surveillance : « On ne reconduit pas un gouvernement prônant le tout-sécuritaire parce qu’il aurait réussi à réduire l’insécurité. On le reconduit parce que l’insécurité persiste » (Percy Kemp). Le véritable but n’est donc pas tant de supprimer l’insécurité, qui est pain bénit pour ceux qui en profitent, mais de l’entretenir de manière à rendre possible une mise sous surveillance de plus en plus généralisée.

Au sommaire :
« Une nouvelle forme de totalitarisme », entretien avec Éric Werner
« Le contrôle social par ordinateur », par Michel Lhomme
« Demain, le meilleur des mondes… », par Alain de Benoist

Et aussi…
« Identité idéologique », entretien avec Alain de Benoist
« Le radicalisme libérateur de Jean Baudrillard », par Fabrice Valclérieux
« Maurice Magre, fidèle de Mélusine », par Luc-Olivier d’Algange
« Jules Verne et la cause des peuples », par Marin Leblond
« Le grand jeu de Maurice Mazo », par Michel Marmin